: nos cafés du pays

Mozambique

Le Mozambique produit arabica et robusta : l’arabica se concentre dans les hautes terres du Centre et du Nord — Zambézia (Gurúè/Mont Namuli), Manica (Chimoio/Vumba/Chimanimani), Sofala (Mont Gorongosa), Niassa — tandis que le robusta reste présent à plus basse altitude, surtout au Nord. Après l’effondrement de la filière durant la guerre civile, la production redémarre progressivement : ≈50 t en 2023/24 et objectif ~90 t en 2025 selon les annonces publiques.
La relance s’appuie sur des systèmes agroforestiers d’ombre et des stations locales. Sur le Mont Gorongosa, le programme lancé en 2014 fédère plusieurs centaines de familles et >200 ha plantés, avec des lots naturels et lavés — un modèle vitrine de cafés nets et traçables.
Le calendrier arabica s’étend d’avril à septembre (fenêtre observée notamment à Gorongosa), permettant des arrivages frais au second semestre. Des espèces locales comme Coffea racemosa font l’objet d’essais à petite échelle sur la côte. Les exportations empruntent surtout les corridors portuaires de Beira et Nacala (et, selon origine, Quelimane).
En bref : une origine en relance, centrée sur des arabicas d’altitude et des projets d’agroforesterie qui structurent des lots propres, traçables et à forte identité de terroir.

Variétés & Cultivars Principaux

Les espèces présentes incluent C. arabica et C. canephora (robusta), avec des espèces locales C. racemosa et C. zanguebariae exploitées à très petite échelle sur le littoral nord ; des hybrides avec racemosa (Aramosa) font l’objet d’essais ou de mises en marché limitées. Côté cultivars arabica, les sources de filière signalent la présence de lignées Catimor, Bourbon/Typica et SL28 selon les zones et acteurs, tandis que des programmes testent des variétés tolérantes au stress dans les projets d’altitude.

Calendrier de Récolte

La récolte arabica se déroule d’avril à septembre selon les altitudes (fenêtre observée notamment à Gorongosa), avec préparation et expéditions qui s’échelonnent ensuite au second semestre ; la racemosa côtière est récoltée plus tard, typiquement novembre–décembre, sur une période plus courte.

Faits et statistiques

Le Mozambique reste une origine émergente aux volumes encore modestes : en 2023, les exportations de café ont atteint ≈ 218 k$ ; pour 2025, les autorités annoncent une production proche de 100 tonnes, impliquant ≈ 2 200 familles dans les filières locales. Les régions centrales et nord portent l’essentiel des projets actuels (Gorongosa, Gurúè/Namuli, Chimanimani, Niassa), avec une valorisation croissante des lots traçables.

Histoire du café dans le pays

Sous la colonisation portugaise, le café reste longtemps marginal face aux plantations de thé de Gurúè et de la Zambézie. Sur le littoral, Coffea racemosa — espèce autochtone à faible teneur en caféine — est cultivée par les Portugais dans les années 1960–1970 et demeure aujourd’hui à petite échelle, marqueur d’identité locale.

Après l’indépendance, la guerre civile (1977–1992) brise l’élan agricole : infrastructures, marchés et savoir-faire se délitent, la filière café s’étiole.

La relance passe par l’agroforesterie d’ombre en altitude. Lancé en 2014, le Gorongosa Coffee Project associe reboisement et revenus paysans, étend les plantations sur les pentes du mont et aligne des volumes exportables tout en restaurant la canopée native — un récit de terroir et d’impact conforme aux attentes du segment specialty. En 2023, le Mozambique adhère à l’ICO pour la première fois, signe d’ancrage dans les standards et réseaux internationaux.

Terroir et climat

Le café d’altitude se concentre sur des massifs du Centre et du Nord — Zambézia (Gurúè/Mont Namuli), Manica (Chimanimani), Sofala (Mont Gorongosa) et Niassa — où des pentes fraîches et boisées permettent des systèmes d’agroforesterie d’ombre propices à l’arabica et à la restauration des paysages forestiers. Sur le littoral nord, notamment dans l’archipel des Quirimbas (île d’Ibo), on rencontre des populations locales de Coffea racemosa et C. zanguebariae, espèces adaptées aux régimes secs et à une forte saisonnalité des pluies ; le robusta demeure présent à plus basse altitude dans le nord du pays.

Régions productrices

Les bassins attestés comprennent Gurúè/Mont Namuli en Zambézia, Chimanimani/Manica à l’ouest, le Mont Gorongosa en Sofala, ainsi que des projets au Niassa au nord ; à plus petite échelle, l’archipel des Quirimbas (Ibo) est associé à la culture de racemosa. Ces ancrages structurent aujourd’hui la cartographie des microlots et des projets de replantation.