Kenya : nos cafés du pays

Kenya

La filière kényane est presque entièrement arabica (>99 %), cultivé en altitude sur les hautes terres autour du mont Kenya et des Aberdares — notamment Nyeri, Kirinyaga, Murang’a, Kiambu, Embu — avec d’autres bassins vers l’ouest. Les variétés phares SL28 & SL34 sont complétées par Ruiru 11 et Batian (sélections de recherche pour la tolérance aux maladies). Le lavé est la norme, souvent en double fermentation/“double washed”, puis séchage sur lits africains. Récoltes : main crop oct.–jan. et fly crop mai–juil., assurant des arrivages étalés. Les cafés sont calibrés (AA, AB, PB…) et commercialisés via le Nairobi Coffee Exchange (enchères) et des ventes directes encadrées.
En résumé : origine d’altitude, traçabilité structurée et process lavé de référence — un socle fiable pour des lots specialty nets et réguliers.

Variétés & Cultivars Principaux

Base historique SL28/SL34 sélectionnée au Scott Agricultural Laboratories à partir des années 1930, complétée par des variétés résistantes diffusées par la recherche kényane : Ruiru 11 (libérée dans les années 1980) et Batian (2010). Ce mix associe patrimoine « SL » et matériels récents tolérants au CBD/CLR.

Calendrier de Récolte

Deux saisons : main crop d’octobre à janvier (principale en volume) et fly crop de mai à juillet selon les zones et l’altitude ; les expéditions suivent classiquement après préparation/mise en grade.

Faits et statistiques

La production commerciale reportée est entièrement arabica (robusta : 0 dans les bilans USDA). Environ 80 % des volumes sont commercialisés via des coopératives, et >90 % des ventes passent par le Nairobi Coffee Exchange (enchères), avec un canal ventes directes encadré. Le système de grades par calibrage (AA, AB, PB…) reste la référence ; le lavé est la norme de process, souvent avec double fermentation/“double washed” associée aux usines kényanes. Pour 2025/26, la production est prévue ~850 000 sacs (60 kg) et les exportations ~840 000 sacs.

Histoire du café dans le pays

Introduit en 1893 (premières plantations à Bura/Taita Hills, puis Kibwezi 1900 et Kiambu 1904), le café s’implante sur les hautes terres. Côté institutions : KPCU (1937) fédère les coopératives ; première enchère (1935) à Nairobi ; Coffee Marketing Board (1946/47), réorganisé par le cadre de 1960, puis fusion en 1971 au profit de la Coffee Board of Kenya.

Dans les années 1930, les Scott Agricultural Laboratories sélectionnent SL28 et SL34, devenues emblématiques. Le couple variétés “SL” + enchères hebdomadaires installe la réputation du Kenya pour des lots traçables, réguliers et recherchés en specialty.

Terroir et climat

Hautes terres volcaniques autour du mont Kenya et des Aberdares, avec des altitudes caféières typiques ≈1 400–2 000 m. Le régime pluviométrique est bimodal — grandes pluies mars–mai puis petites pluies oct.–déc. — ce qui cadence floraison et maturation et explique deux fenêtres de cueillette (main crop / fly crop). Sols profonds bien drainés et nuits fraîches soutiennent des maturations lentes, idéales pour l’arabica.

Régions productrices

Le cœur de la production se situe sur les hauts plateaux centraux (comtés Nyeri, Kirinyaga, Murang’a, Kiambu, Embu, Meru, Machakos), prolongés par des bassins à l’Ouest (Kericho, Nandi, Bungoma, Kisii). Cette cartographie de comtés structure l’offre par coopérative/station et alimente les enchères de Nairobi.