Berceau des populations sauvages de Coffea arabica, l’Éthiopie conserve encore aujourd’hui ces forêts d’origine dans le Sud-Ouest (réserve de biosphère de Kafa).
Dès le XVe siècle, des graines franchissent la mer Rouge vers le Yémen, où la culture commerciale s’établit et d’où le café se diffusera ensuite dans le monde. Au XXe siècle, l’achèvement de la ligne Addis-Abeba–Djibouti (1917) structure les flux d’exportation vers la côte.
En 2008, la création de l’Ethiopia Commodity Exchange (ECX) centralise la commercialisation ; puis, à partir de 2017, des réformes ouvrent la voie aux ventes directes/“vertical integration” et rétablissent la traçabilité indispensable au segment de spécialité.
Parallèlement, l’ancrage culturel reste exceptionnel : la cérémonie du café rythme la vie sociale et se reflète dans un marché domestique très profond, avec près de la moitié de la production consommée localement.
En somme, origine native et grande profondeur historique d’un côté, cadre logistique et réglementaire modernisé de l’autre : l’Éthiopie offre aujourd’hui un terrain solide pour sourcer des cafés d’altitude aux identités régionales marquées, avec des mécanismes de vente directe et de traçabilité adaptés aux exigences specialty.