Burundi : nos cafés du pays

Burundi

Le Burundi cultive quasi exclusivement de l’arabica en haute altitude (≈1 500–2 000 m) sur les collines du nord vers le centre. Les bassins phares sont Kayanza et Ngozi, avec des volumes également à Kirundo, Muyinga, Gitega et Karusi. Le patrimoine variétal est dominé par les lignées Bourbon (dont Jackson, Mibirizi).
La filière repose sur des petits producteurs qui livrent les cerises à un réseau dense de stations de lavage (CWS). Le pleinement lavé constitue la grande majorité des lots exportés ; honey et naturel existent mais restent minoritaires. Séchage majoritairement sur lits africains, tri en station et traçabilité par lot.
Récolte : mars → juin/juillet selon altitude et zones ; expéditions concentrées du milieu à la fin d’année via les corridors vers Dar es Salaam (Tanzanie) et Mombasa (Kenya).
Chez NYWA Coffee, nous sélectionnons des microlots traçables issus de ces stations — une origine d’altitude claire et régulière, pertinente en filtre comme en espresso.

Variétés & Cultivars Principaux

Production quasi 100 % arabica dominée par l’écosystème Bourbon ; Jackson et Mibirizi sont les cultivars historiques les plus répandus chez les petits producteurs et structurent l’offre specialty du pays.

Calendrier de Récolte

La cueillette démarre fin mars/début avril et s’étale jusqu’en juillet selon les zones ; une fois le lavé/séchage achevés, les expéditions s’opèrent classiquement d’août à mi-octobre, avec des arrivages en Europe du mi-octobre à janvier.

Faits et statistiques

Environ 600 000 petits producteurs vivent du café ; le parc de stations de lavage est passé d’≈133 (2008) à ≈267 (2018), et l’on compte aujourd’hui >160 CWS en activité. La vente se fait majoritairement en cerise aux CWS, avec tarif minimum affiché fixé par Intercafé ; le pleinement lavé domine les exportations.

Histoire du café dans le pays

Introduit sous administration belge dans les années 1920, le café devient culture obligatoire : dès 1933, chaque ménage rural doit planter ≥ 50 caféiers. Après l’indépendance, l’État structure la filière autour de l’OCIBU et déploie les stations de lavage ; au début des années 1990, les SOGESTAL gèrent ≈133 stations et la préparation humide.

La guerre civile (1993–2005) interrompt la montée en gamme (destructions, infrastructures à l’arrêt, revenus en baisse). Les réformes reprennent ensuite : 2009, dissolution de l’OCIBU et création du régulateur ARFIC ; privatisations de stations en 2009 puis 2012.

En 2012, le Cup of Excellence arrive au Burundi ; en 2019, un process naturel remporte le concours pour la première fois dans le pays. Cette trajectoire — structuration, choc du conflit, ouverture et concours de qualité — explique le maillage de CWS actuel et la capacité à proposer des lots traçables qui performent aux enchères specialty.

Terroir et climat

Hautes terres de l’Arc Albertin et collines fraîches ≈1 200–2 000 m (souvent 1 700–2 000 m à Kayanza). Saison pluviométrique marquée : pluies culminantes en avril, période plus sèche juin–août ; floraison → maturation → séchage s’enchaînent nettement. Cette dynamique d’altitude + saisonnalité favorise des récoltes groupées et des profils réguliers.

Régions productrices

Cœur productif au Nord (Buyenzi : Kayanza, Ngozi) ; bassins établis au Centre (Kirimiro : Gitega, Karusi, Muramvya, Ruyigi) et à l’Ouest (Mumirwa : Cibitoke, Bubanza, Bujumbura) ; zones contributrices à l’Est/Nord-Est (Muyinga, Cankuzo, Kirundo). Les lots sont généralement identifiés par station de lavage (CWS) et district/coopérative.